Louis-Mathieu Verdilhan, Les toits d’Allauch, 1909

Louis-Mathieu Verdilhan: 1875-1928

Un tableau acquis en 2014 avec le soutien du FRAM (Fonds Régional d’Acquisition des Musées).

En 1907, Verdilhan devient un pilier de l’Académie d’Allauch fondée par Louis Audibert et l’abbé Cabasson, et qui rassemble notamment Lombard, Girieud, Eischacker. Son installation dans le village où il flirte avec le fauvisme, suscite une série de paysages rutilants comme le tableau Les toits d’Allauch.

Le tableau affirme ce parti chromatique et constructif. La toile se donne comme un espace sensuel où se déploie une étrange écriture. Verdilhan fait pleine confiance à la brosse dans sa gestualité violente et primitive. L’artiste exprime par des couleurs fortes, tranchées, par des touches épaisses, étirées, l’énergie, la sève qui parcourt le paysage provençal.
De la technique fauve, l’artiste retient l’utilisation de la couleur pour créer l’espace. Elle devient l’instrument privilégié pour révéler les secrets de la nature. Eric Hild, conservateur du musée de l’Annonciade de 1979 à 1991, avait fait entrer dans les prestigieuses collections de l’Annonciade les œuvres des peintres régionaux devenus les fauves provençaux. Chabaud, Seyssaud, Lombard … sont présents sur nos cimaises. Il manquait une œuvre de Verdilhan. Les toits d’Allauch est une œuvre pertinente qui méritait d’entrer dans nos collections.

Crédits: Louis-Mathieu Verdilhan, Les toits d’Allauch, 1909